Côte d’Ivoire

Dynamiques des conditions climatiques dans le bassin versant de la Lobo (centre ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

En Côte d’Ivoire, des analyses sur ces 50 dernières années indiquent que le climat est particulièrement instable et sensible aux variations des interactions entre l’océan, l’atmosphère et les modifications environnementales (K. C. N’DA 2016, p. 105). Il est également démontré que l’homme a une importante part de responsabilité dans ce dérèglement actuel du climat. En effet, d’après les récents travaux du GIEC (2021, p. 4), il est noté sans équivoque que l’influence humaine a réchauffé les océans et la Terre. Ce réchauffement a produit des modifications importantes et rapides dans l’atmosphère et la biosphère parmi lesquelles figure en première ligne la perturbation spatiotemporelle des paramètres climatique (GIEC 2021, p. 4).

Coût des matériaux de construction et production de logements dans la ville de Bouaké (Côte d’Ivoire)

Introduction

 

Les matériaux de construction sont d’une utilité importante dans la production des logements. Ils servent à la réalisation des ouvrages tant bien en béton qu’en métallique ainsi que diverses nécessités (T. BOUBEKEUR, 2017, p. 6). Cependant, fort est de constater que le prix subit une augmentation incessante sur le marché. C’est le cas du sac de ciment dont la flambée du prix est remarquable en Belgique entre 2020 et 2024 avec un taux supérieur à 83,05% (VERTUOZA, 2024, p. 1).

En Afrique, notamment au Sénégal, l’augmentation mensuelle du prix des matériaux pour le  revêtement des murs et du sol est chiffrée à 0,1% en 2024 (Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie, 2025, p.1). En Côte d’Ivoire en générale et à Bouaké en particulier, la hausse des coûts des matériaux de construction est aussi observée. Cette réalité impacte la qualité et la production de logements à l’origine de la hausse du coût des loyers.

La contribution de la pêche artisanale à l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans la sous-préfecture de Bocanda (centre de la Côte d’Ivoire)

Introduction

Dans le monde, la pêche et l’aquaculture sont des activités qui jouent un rôle essentiel dans les moyens d’existence de millions de personnes dans le monde et contribuent à la sécurité alimentaire des ménages ainsi qu’à la réduction de la pauvreté (FAO, 2009, p. 3). En 2014, la production halieutique mondiale (hors plantes aquatiques) a été au total de 167,2 millions de tonnes, dont 93,4 millions de tonnes issues des pêches de capture et 73,8 millions de tonnes issues de l’aquaculture (FAO, 2016, p. 8).

Réforme éducative et défis d’intégration du système d’éducation coranique en Côte d’Ivoire

Introduction

L’enseignement islamique ou école coranique, structure religieuse et éducative des sociétés musulmanes a été longtemps non institutionalisé, non reconnu par le système éducatif de l’Etat ivoirien. D’abord, plus prononcé dans le Nord de la Côte d’Ivoire (I. BINATE, 2012, p. 228), la pratique s’est ensuite étendue sur le reste du territoire. A l’instar de l’offre éducative en Afrique subsaharienne, celle du pays a été orientée vers l’institution scolaire de type occidentale au détriment de la formation islamique d’éducation ayant ses marques sur le continent déjà au XIe siècle (A. DIA et al., 2016, p. 2). En Côte d’Ivoire, la forme ‘’traditionnelle’’ qui s’était rependue était l’éducation coranique appelée ‘‘dougouman kalan’’1. Elle repose essentiellement sur l’apprentissage du Coran et de la langue arabe. Cette dernière a vu l’avènement de formes ‘‘évoluées’’. Les structures islamiques d’éducation répandues sur le territoire ivoirien se présentent sous quatre types : l’éducation coranique, le médersa ou madrassa (UNICEF, 2019, p.14) l’enseignement franco-arabe, l’enseignement confessionnel islamique dont les contenus peuvent relativement varier d’une institution à une autre.

L’insalubrité, facteur dégradant de l’attractivité touristique du littoral est de la Côte d’Ivoire

Introduction

L’ONU a proclamé l’année 2017 comme étant celle du tourisme durable et l’a intégré parmi les objectifs de développement durable (ODD). En effet, trois des dix-sept ODD mettent en exergue l’intérêt du tourisme dans le développement durable du globe terrestre. Il s’agit des objectifs numéros 8 (travail décent et croissance économique), numéro 12 (consommation et production responsable) et numéro 14 (vie aquatique). Cette stratégie est initiée afin de stimuler un tourisme responsable de la part des acteurs et visiteurs. En effet, le tourisme durable tient compte de ses impacts économiques, socio-culturels et environnementaux. En outre, l’OMT a établi le code d’éthique du tourisme pour un tourisme respectueux de l’environnement à travers des actions de préservation de l’environnement dans la destination concernée. Des campagnes nationales de sensibilisation des populations résidentes sur la salubrité des destinations et la prise en compte de la protection de l’environnement sont initiées. En Côte d’Ivoire, le tourisme occupe une place importante dans la politique nationale de développement économique du pays. Ce qui justifie la création par l’Etat du ministère du tourisme en 1970 et l’adoption d’un code du tourisme en mars 2004. Ces stratégies ont favorisé un afflux important de visiteurs en direction de la Côte d’Ivoire, particulièrement sur le littoral Est de la Côte d’Ivoire (figure 1).

Lamto : maillon important du réseau d’aires protégées en Côte d’Ivoire, classé essentiellement pour la recherche scientifique

Introduction

Les AP de Côte d’Ivoire comprennent les parcs nationaux et les réserves naturelles. Elles constituent l’instrument que s’est donné l’État pour redorer sa couverture forestière assez dégradée par les activités humaines. La création d’AP est aujourd’hui reconnue comme un outil fondamental pour parvenir à la protection de l’environnement en général et des écosystèmes en particulier (K. O. DIEN, 2018, p. 94).

Transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales en Côte d’Ivoire : quand l’Etat reprend ce qu’il a donné

Introduction

Héritée de la puissance coloniale, la politique de décentralisation en Côte d’Ivoire a timidement démarré avec la mise en place des communes en 1980. En s’appuyant sur la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL), M. SOUMAHORO (2015, p. 55) la définit comme « un système de gestion dans lequel des pouvoirs propres sont conférés à une entité distincte de l’administration centrale. Les collectivités territoriales sont dotées de la personnalité morale, de l’autonomie financière et de compétences qu’elles gèrent librement sur le territoire qu’elles administrent ».

Analyse de la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol en zone forestière est ivoirien : cas de la région du Moronou

Introduction

De nombreux problèmes environnementaux contrarient et menacent le développement des régions forestières comme celle de Moronou. Ces problèmes sont entre autres, la déforestation, les feux de brousse, la dégradation du sol. Parmi tous ces problèmes, la transformation quasi-totale du couvert forestier constitue la principale atteinte au milieu naturel de ces espaces depuis des décennies (Z. KOLI BI 2009; F. K. N’GUESSAN, 2020 ; D. KOFFI et al, 2016). Cette transformation spatio-temporelle du milieu naturel évolue à un rythme rapide (R. K. KOBENAN et F. N’GUESSAN, 2021, p. 263). Pour ces auteurs les espaces humanisés ont évolué et se sont accrus au dépend des espaces naturels. Dans le Moronou, la transformation du paysage est le résultat de l’expansion de la culture du café et du cacao. Cet état d’évolution de l’espace dans ladite région pose le problème de la dégradation de l’environnement et la perte de la biodiversité. Quelle est la dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol dans le Moronou 1988 à 2016 ?