changement climatique

De la question de l’adaptation des savoirs agricoles résilients dans un contexte de changement climatique en Côte d’Ivoire : cas des paysans senoufo du département de Katiola

Introduction

La pratique de l’agriculture constitue la principale source de revenu des populations des zones rurales en Côte d’Ivoire.  Selon la Banque Africaine de Développement (2024, p. 20), le taux d’emploi dans ce secteur en 2021 était de l’ordre de 45 % par rapport au total des emplois en Côte d’Ivoire, pour une valeur ajoutée de 17,5 % du PIB et une productivité relative du travail de 27,5 %. Cependant, les effets du changement climatique constituent une menace de plus en plus perceptible pour la viabilité des ménages de la communauté rurale, qui vivent principalement des activités agricoles et de l’exploitation des ressources naturelles (eau, le bois de chauffe, le karité et le néré).   Cet amenuisement des ressources naturelles affecte la survie de ces communautés et les expose à l’insécurité alimentaire et la pauvreté (P.N. KABORE et al, 2019, p. 1).

La problématique du changement climatique à la lumière du pari pascalien

Introduction

Depuis le Sommet de la Terre au Brésil en 1992, la question du changement climatique et les graves risques qu'elle présente à la vie sur terre ont poussé les gouvernements à travers le monde, à des degrés divers, à trouver les moyens de lutter contre la menace. Les politiques ont été nouées, les institutions ont été établies et les programmes ont été conçus à cet égard. Pourtant, une observation superficielle de la scène internationale montre que, par rapport à l'énormité et la gravité de l’enjeu, les progrès réalisés par les gouvernements ont été peu nombreux et espacés, et généralement limités et décevant. Les émetteurs historiques n'ont pas réussi à tenir les engagements pris et les promesses de financement dans le cadre de responsabilités communes n’ont pas été à la mesure des espoirs.

Les pays en développement en général et les pays africains en particulier, confrontés aux plus grands risques, ont engagé les plus grands pollueurs dans les négociations internationales.  Mais, les progrès ont été désespérément lents.  La gouvernance internationale sur le climat a donné, somme toute, lieu à des actions éparses. Paradoxalement, les réactions climato-sceptiques laissent croire que la situation n’est pas aussi alarmante qu’on le croit, et qu’elle est même exagérée à dessein. La sortie des Etats-Unis d’Amérique de la COP 21 du 12 décembre 2015, achève de convaincre les plus sceptiques.