Plantes médicinales et prise en charge communautaire de la gale chez les populations de Yopougon

Introduction

La gale ou scabiose (de galla, « galle », ou de scabies, « gale ») est une maladie infectieuse de la peau causée par un parasite de type acarien microscopique, le sarcopte (Sarcoptes scabiei). Selon le sous-type de ce parasite, on distingue la gale humaine, spécifique de l'Homme, et les gales spécifiques d'autres mammifères. La gale humaine, objet de notre étude, est l’une des affections dermatologiques les plus fréquentes, représentant une part importante des maladies de peau dans les pays en développement. L’infestation par la gale peut se compliquer d’une infection bactérienne, provoquant des lésions cutanées qui, à leur tour, peuvent entraîner des conséquences plus graves telles qu’une septicémie (présence de bactérie dans le sang), une cardiopathie ou une insuffisance rénale chronique.

La gale existe dans le monde entier et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS, 2022) estime à plus de 200 millions le nombre de personnes touchées par cette maladie. Toutefois, ce sont les groupes les plus vulnérables, les jeunes enfants et les personnes âgées des communautés défavorisées- qui sont particulièrement exposés à la gale et aux complications secondaires de l’infestation. Dans les régions défavorisées, jusqu’à 10 % des enfants sont atteints de cette affection (OMS, op cit).

Etude socio-démographique des conducteurs de taxi-moto dans la ville de Korhogo

Introduction

Au nord de la Côte d’Ivoire, les taxis-motos sont devenus le moyen de transport quotidien des populations. Cette activité s’est développée au lendemain de la crise de 2002 qui avait provoqué une augmentation du coût du carburant dans la partie Nord du pays occupée par les forces rebelles appelées « Forces Nouvelles » et un déficit de moyen de transport. Durant cette crise, les routes étaient également dégradées par manque d’entretien. Toutes ces situations ont favorisé la colonisation de la ville par les taxis-motos devenus plus pratiques et adaptés aux mauvaises conditions routières. Ainsi, le système de transport urbain dominé par les taxis communaux s’est vu fragiliser et renforcer par l’avènement des taxis-motos (I. P. TRAORE, 2015, p.1). Selon M. R. DINDJI et al. (2017 p.198), les taxis-motos ne sont pas la résultante de la crise de 2002 mais plutôt émanent de ses conséquences. Pour ces auteurs, la baisse des activités et offres d’emplois sont les premiers ingrédients de l’émergence des taxis-motos à Korhogo à l’image de toutes les zones occupées par les « Forces Nouvelles ».

Etat et tendances démographiques dans les régions du Togo

Introduction

Le Togo est un pays côtier de l’Afrique de l’ouest, encastré en bande étroite de 56 600 Km² ; entre le Burkina Faso au Nord, l’Océan Atlantique au Sud, le Bénin à l’Est et le Ghana à l’Ouest (Ministère du Plan, 1986, pp. 143-191). Au dernier recensement général de la population et de l’habitat qui a eu lieu en 2010 (DGSCN, 2012), sa population se chiffrait à 6 191 155 hbts, avec un taux de croissance moyen annuel de 2,8% l’an. Le pays compte cinq régions économiques que sont : la Région Maritime, la Région des Plateaux, la Région Centrale, la Région de la Kara et celle des Savanes. Ces régions présentent des caractères très différents de taille, de tendances démographiques et économiques. La population est inégalement répartie entre régions, en raison de leurs inégalités socio-spatiales. En effet, « les discriminations au plan physique et au niveau des aménagements socio-économiques ont de sérieuses répercussions sur l’occupation de l’espace » (K. TCHALLA, 2021, p. 226). La Région Maritime se distingue par une macrocéphalie démographique, avec 2 599 955 hbts (soit 42% de la population du pays), résultante de la combinaison d’un fort solde migratoire et d’un mouvement naturel soutenu, grâce à la capitale Lomé qu’elle abrite. Elle présente, avec la Région des Savanes, les taux de croissance les plus élevés de plus de 3% l’an, contre des taux variant entre 2 et 2,7% dans les autres régions. L’émigration (interne et externe) des jeunes y est partout importante.

Essor de la culture de l’anacarde dans la sous-préfecture de Dania (centre-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

L’agriculture est la principale activité de près de 45% de la population active mondiale. Dans le monde, environ 2,6 milliards de personnes vivent de l’agriculture (BIMAGRI, 2006, p.1).

Dans la majeure partie de l’Afrique, l’agriculture est un instrument puissant qui permet de favoriser la croissance, de surmonter la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire (Banque Mondiale, 2008 p.13). Ce secteur représente le tiers du PIB du continent (BAD et FIDA, 2010, p.4). Ainsi, la majorité de la population africaine dépend du secteur agricole pour leurs emplois, entreprises et consommation alimentaire (BAD, 2016, p.11). En Afrique subsaharienne, le secteur agricole joue un rôle central dans l’emploi. Elle est également la principale source de revenus de 10% à 15% des ménages urbains (OCDE et FAO, 2016, p.69).

La problématique du changement climatique à la lumière du pari pascalien

Introduction

Depuis le Sommet de la Terre au Brésil en 1992, la question du changement climatique et les graves risques qu'elle présente à la vie sur terre ont poussé les gouvernements à travers le monde, à des degrés divers, à trouver les moyens de lutter contre la menace. Les politiques ont été nouées, les institutions ont été établies et les programmes ont été conçus à cet égard. Pourtant, une observation superficielle de la scène internationale montre que, par rapport à l'énormité et la gravité de l’enjeu, les progrès réalisés par les gouvernements ont été peu nombreux et espacés, et généralement limités et décevant. Les émetteurs historiques n'ont pas réussi à tenir les engagements pris et les promesses de financement dans le cadre de responsabilités communes n’ont pas été à la mesure des espoirs.

Les pays en développement en général et les pays africains en particulier, confrontés aux plus grands risques, ont engagé les plus grands pollueurs dans les négociations internationales.  Mais, les progrès ont été désespérément lents.  La gouvernance internationale sur le climat a donné, somme toute, lieu à des actions éparses. Paradoxalement, les réactions climato-sceptiques laissent croire que la situation n’est pas aussi alarmante qu’on le croit, et qu’elle est même exagérée à dessein. La sortie des Etats-Unis d’Amérique de la COP 21 du 12 décembre 2015, achève de convaincre les plus sceptiques.

Occupation des sols et stagnation des eaux pluviales à Nanga, dans l’Arrondissement 6 Ngoyo à Pointe-Noire (République du Congo)

Introduction

L'étude de la dynamique de l’occupation des sols s’avère de plus en plus indispensable, à la fois pour la connaissance d’un territoire et pour son aménagement (K. D. KPEDENOU, T. BOUKPESSI, T.T.K. TCHAMIE, 2016, p.138). Cependant, cette dynamique de l’occupation des sols en milieu urbain et périurbain en Afrique subsaharienne, contribue à la dégradation de l’environnement des villes à travers des phénomènes géomorphologiques. Ces phénomènes sont dus à la fois à la dynamique de l’occupation anarchique des sites à risque et à la mauvaise gestion des eaux pluviales (GEP). Selon P. CHRISTIAN (2016, p.76), la GEP en milieu urbain se révèle de plus en plus inadapté dans le contexte actuel d'extension des villes dans le monde. En matière de lotissement, l’aménagement des systèmes de drainage des eaux pluviales est donc très important, pour maitriser les ruissellements et épargner les nouveaux quartiers des phénomènes d’érosion hydrique et d’inondation.

L’impact environnemental des poches d’habitats informels à Daloa (centre-ouest, Côte d’Ivoire)

Introduction

La ville de Daloa, de par son statut de capitale régionale, polarise les activités économiques du centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Sa situation au carrefour d’axes routiers nationaux et internationaux est à l’origine de son attractivité et de sa dynamique démographique. La croissance de la population urbaine s’est accompagnée d’une pression sur les espaces urbain et péri-urbain. De 242 hectares en 1958, puis 393 ha en 1962, l’espace urbanisé est passé successivement à 645 ha en 1970, à 1340 ha en 1980 puis à 2510 ha en 1995 (Ecoloc Daloa, 2002). En 2008, l’espace urbanisé avait atteint 2.866 hectares (K.E. YAO, 2014, p. 186) contre 3 623 ha en 2014 et 6 712 ha en 2020 selon les services techniques de la Mairie. Cette dynamique spatiale est le fait d’une compétition entre plusieurs usages du sol. A ce propos, Tchuikoua et Elong (2014) font remarquer qu’à Douala et partout en Afrique subsaharienne, en l’absence d’un système de gestion moderne adéquat, les pratiques urbaines se développent de façons diverses et variées, reflet des incohérences et des limites des politiques urbaines, de la pluralité des acteurs et des crises sociales.

Les stratégies foncières des villages périphériques de Bouaké et leurs limites face aux mutations urbaines

Introduction

La Côte d’Ivoire est passée de 1921 à 2021, d’une situation d’urbanisation embryonnaire à une situation d’urbanisation explosive et remarquable. En effet, d’un taux d’urbanisation de 2,09% en 1921 avec 32 000 personne dans les villes, le pays s’est retrouvé avec un taux de 12,67% et une croissance annuelle de 8,5% en 1955. Ce taux a atteint 32% en 1975, 42,5% en 1998 (B. ZANOU et D. YEO, 2001, p.13), 49,74% en 2014 (INS, 2014) et 52,5% en 2021 (RGPH, 2021).

La zone humide de Grand-Bassam face aux enjeux fonciers et aux besoins d’extension de la métropole abidjanaise

Introduction

Les zones humides sont depuis plusieurs décennies parmi les écosystèmes les plus fragiles du monde, sensibles aux changements environnementaux et aux variations climatiques (IPCC, 2014). Or, ces zones humides sont d’une part, sous pression de la part des sociétés qui y vivent, qui les entourent et d’autre part, des sociétés plus lointaines dont les demandes diverses augmentent rapidement (A. ZARE, 2015, pp. 1-5). Plus encore, cet écosystème fragile est relativement rare et ne représente que seulement 2 %, soit 900 millions d'hectare de la surface terrestre du globe (W. G. BRAAKHEKKE et M. MARCHAND, 1987, p. 5).