Dépistage du VIH en Côte d’Ivoire : cas des personnes regroupées dans les camps de prière évangélique et de prêtresse dans le Département d’Akoupé

Introduction

Découvert aux États-Unis en 1983, le Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH) est de nos jours l’un des plus grands meurtriers de la planète. Jusqu’en 2018, 74,9 millions de personnes ont été infectées par le VIH et 32 millions sont décédées de maladies liées au Syndrome Immunodéficitaire Acquis (SIDA) dans le monde (ONUSIDA, 2019, p. 1).  En 2018, 460 000 personnes vivaient avec le VIH en Côte d’Ivoire avec une incidence de 0,7%, toutes tranches d’âges confondues et 16 000 sont mortes de maladies liées au SIDA. Avec un taux de prévalence de 3,2% du VIH, la Côte d’Ivoire demeure l’un des plus touchés en Afrique de l’Ouest. La prévalence était de 2,6% chez les adultes (15-49 ans) et le nombre de décès est passé de 24 000 en 2010 à 16 000 en 2018 (ONUSIDA, 2018, p. 1).

Dynamique des activités transfrontalières dans les communes de Save et de Ouesse au Bénin

Introduction

Les frontières sont un élément constitutif majeur de tout Etat (PNDEF, 2013, p.14). « Elles représentent généralement pour  les nations des espaces névralgiques et ont toujours été et demeurent sources de conflits dans plusieurs régions du globe. Lieux par excellence des échanges commerciaux, elles jouent aussi un grand rôle dans la maitrise de la sécurité de tout Etat, étant donné que des criminels de plus en plus se déplaçant d’un pays à un autre sont tenus de transiter par ces lignes de démarcation. Ainsi, dans ses fonctions, la frontière joue un rôle de traduction, de régulation, de différenciation et de relation » (B. DILLE, 2000, p.46). « Fréquemment tracées au cordeau ou appuyées sur des supports oro-hydrographiques, celles africaines ont marqué le commencement d'un long processus d'étatisation de l'espace et le compartimentage du continent noir par de nouvelles barrières, cadre du contrôle et de la souveraineté de l'Etat » (K. BENAFLA, 2002, p.7). Les frontières

Variabilité pluviométrique et adaptation des producteurs d’arachide (arachis hypogea) dans l’arrondissement de Dasso (Commune d’Ouinhi) au Bénin

Introduction

D’après le Groupe Intergouvernemental d’Etude sur le Climat (GIEC) (2013 ; cité par C. DEGBE KITI p. 33), les pays africains sont les plus vulnérables aux impacts de la variabilité climatique étant donné que dans ces pays, presque tout le tissu socio-économique est fortement dépendant des ressources naturelles. Ils sont régis par un certain déterminisme pluviométrique notamment au niveau du secteur agricole. Dès lors, des investigations aux échelles spatiales plus réduites méritent d’être menées afin de prospecter le nouveau contexte climatique et d’envisager des mesures prospectives de gestion (adaptation, atténuation) basées sur des stratégies développées par les communautés rurales dans leurs quêtes quotidiennes de développement. Dans ce contexte, comprendre et anticiper les fluctuations pluviométriques ainsi que leurs conséquences sur l’agriculture constituent un enjeu majeur pour le développement économique et la sécurité alimentaire au Bénin.

Efficacité technique des fermes piscicoles de la Région maritime au Togo

Introduction

La pêche et l’aquaculture demeurent pour des centaines de millions de personnes à travers le monde, une ressource de première importance, qu’il s’agisse de l’alimentation, de la nutrition, des revenus ou des moyens d’existence (FAO, 2016, p. 2). L’offre mondiale de poisson en 2014 a atteint le chiffre record de 20 kg par habitant à la faveur de la forte croissance de l’aquaculture, qui fournit désormais la moitié du poisson destiné à la consommation humaine (FAO, 2016, p. 2). Marginale par rapport à la pêche jusque dans les années 1970 en termes de volume de production, l’aquaculture a connu un développement explosif à partir du milieu des années 1980 et représente aujourd’hui la production animale qui a connu le plus fort taux de croissance (14% par an entre 1990 et 2000 contre 2,8 % pour les productions animales terrestres sur la même période ) ces trois dernières décennies (1970-2000) au plan mondial  (J. Lazard, 2005, p. 12).

La crise de l’eau potable à Bouaké : quelles implications socio-économiques et spatiales ?

Introduction

La question de l’eau constitue un problème majeur pour les populations d’Afrique subsaharienne (M. MAKPENON, 2011, p. 1). Malgré les efforts déployés depuis plusieurs décennies, même les pays les plus riches en eau (Cameroun et la République Démocratique du Congo), ne parviennent pas encore à exploiter leur potentiel hydrologique de sorte à pouvoir assurer un approvisionnement approprié des populations (J. E. MABE, 2016, p. 8). Or, les Objectifs du Développement Durable (ODD) prévoient en leur objectif 6 : « assurer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous ». De ce fait, l’accès à l’eau potable est une mission d’intérêt mondial. Mais, à des échelles nationales, les modalités et les conditions d’accès à cette ressource indispensable à l’homme demeurent difficiles.

Ruptures sociopolitiques, migration humaine et conservation de la nature : le cas du parc national de la Marahoué en Côte-d’Ivoire

Introduction

Les crises socio-politiques que connaissent les pays africains bouleversent de manière fondamentale les conditions économiques, politiques et sociales des régions touchées avec des effets considérables sur l'environnement, les ressources naturelles et la biodiversité (E. B. Ntumba, 2008 p. 25). Dans ce contexte, les espaces dits protégés ne sont pas épargnés.

En Côte d’Ivoire, la crise sociopolitique survenue le 19 septembre 2002 a eu des impacts significatifs et perceptibles sur l’environnement notamment sur les parcs nationaux et les réserves (S. YEO, 2014 p. 1).  Cette rupture sociale a perturbé le système de gestion de ces aires protégées entrainant ainsi une forte invasion de ces espaces et une accentuation des activités anthropiques. Le parc national de la Marahoué en est une parfaite illustration.