Côte d’Ivoire

Contraintes de développement de l’agriculture en Côte d’Ivoire : cas de la culture de l’anacarde dans la Sous-préfecture de Dania (centre-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

L’agriculture est la principale activité de près de 45% de la population active mondiale. Ainsi, environ 2,6 milliards de personnes vivent de l’agriculture (BIMAGRI, 2006, p.1). Dans la majeure partie de l’Afrique, l’agriculture est un instrument puissant qui permet de favoriser la croissance, de surmonter la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire (BANQUE MONDIALE, 2008 p.13). Ce secteur représente le tiers du PIB du continent (BAD et FIDA, 2010, p.4). Ainsi, la majorité de la population africaine dépend du secteur agricole pour leurs emplois, entreprises et consommation alimentaire (BAD, 2016, p.11). La filière agricole est composée d’une large gamme de produits dont l’anacarde.

Analyse des sécheresses hydrologiques et météorologiques de la sous-préfecture de Korhogo, zone tropicale soudanienne du nord de la Côte d’Ivoire

Introduction

La sécheresse est définie comme un déficit de précipitations sur une période de temps prolongée qui provoque une pénurie d'eau pour une activité dans un secteur de l'environnement (OMM, 2012, p 15). Elle est un phénomène universel qui touche plusieurs pays dont la Côte d’Ivoire en fait partie. Le centre, le nord et l’est sont caractérisés par des diminutions très considérables des pluviométries depuis des années 1970 (B.T.A. GOULA, 2006, p. 5). Elle a des effets néfastes sur l’ensemble des secteurs, à savoir l’environnement, le social et l’économie. Sa gestion nécessite de mettre à la disposition des organes concernés les informations nécessaires de son suivi afin de prendre les mesures d’atténuation et les programmes de réponses qui permettent de minimiser ses impacts (C. FAYE et al, 2015, p. 21).

Approvisionnement en viande des espaces de vente de porc au four de la ville de Bouaké et production porcine locale

Introduction

L’alimentation des populations urbaines demeure une question cruciale et d’actualité dans un monde de plus en plus urbain. En effet, la population urbaine est passée de 30 % des habitants de la planète au milieu du XXème siècle à la moitié de la population mondiale en 2007 (J-P. PAULET, 2017, p. 3) à 57% d’urbains en 2021 (BANQUE MONDIALE, 2021). Sous l’insigne de la durabilité urbaine définie comme « une démarche et un processus qui engagent tous les représentants de la société, des décideurs à la population, et qui impliquent fondamentalement la négociation entre différents acteurs sociaux comme base d’un projet urbain » (F. LIEBERHERR-GARDIOL, 2007, p. 376), l’on assiste au retour en milieu urbain des productions alimentaires végétales et animales dans les pays du Nord (A. BAYSSE-LAINE, 2017) et à la pérennisation de ces productions dans et autour des villes des pays du Sud (K. KONAN, 2017 ; O. ROBINEAU, 2018) dans un « mouvement d’institutionnalisation et de massification du consommer local » qui prend de l’ampleur (D. CONARE et N. BRICAS, 2021, p. 228 ; A. BOUREIMA, 2020, p. 3).

Etude socio-démographique des conducteurs de taxi-moto dans la ville de Korhogo

Introduction

Au nord de la Côte d’Ivoire, les taxis-motos sont devenus le moyen de transport quotidien des populations. Cette activité s’est développée au lendemain de la crise de 2002 qui avait provoqué une augmentation du coût du carburant dans la partie Nord du pays occupée par les forces rebelles appelées « Forces Nouvelles » et un déficit de moyen de transport. Durant cette crise, les routes étaient également dégradées par manque d’entretien. Toutes ces situations ont favorisé la colonisation de la ville par les taxis-motos devenus plus pratiques et adaptés aux mauvaises conditions routières. Ainsi, le système de transport urbain dominé par les taxis communaux s’est vu fragiliser et renforcer par l’avènement des taxis-motos (I. P. TRAORE, 2015, p.1). Selon M. R. DINDJI et al. (2017 p.198), les taxis-motos ne sont pas la résultante de la crise de 2002 mais plutôt émanent de ses conséquences. Pour ces auteurs, la baisse des activités et offres d’emplois sont les premiers ingrédients de l’émergence des taxis-motos à Korhogo à l’image de toutes les zones occupées par les « Forces Nouvelles ».

Essor de la culture de l’anacarde dans la sous-préfecture de Dania (centre-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

L’agriculture est la principale activité de près de 45% de la population active mondiale. Dans le monde, environ 2,6 milliards de personnes vivent de l’agriculture (BIMAGRI, 2006, p.1).

Dans la majeure partie de l’Afrique, l’agriculture est un instrument puissant qui permet de favoriser la croissance, de surmonter la pauvreté et de renforcer la sécurité alimentaire (Banque Mondiale, 2008 p.13). Ce secteur représente le tiers du PIB du continent (BAD et FIDA, 2010, p.4). Ainsi, la majorité de la population africaine dépend du secteur agricole pour leurs emplois, entreprises et consommation alimentaire (BAD, 2016, p.11). En Afrique subsaharienne, le secteur agricole joue un rôle central dans l’emploi. Elle est également la principale source de revenus de 10% à 15% des ménages urbains (OCDE et FAO, 2016, p.69).

L’impact environnemental des poches d’habitats informels à Daloa (centre-ouest, Côte d’Ivoire)

Introduction

La ville de Daloa, de par son statut de capitale régionale, polarise les activités économiques du centre-ouest de la Côte d’Ivoire. Sa situation au carrefour d’axes routiers nationaux et internationaux est à l’origine de son attractivité et de sa dynamique démographique. La croissance de la population urbaine s’est accompagnée d’une pression sur les espaces urbain et péri-urbain. De 242 hectares en 1958, puis 393 ha en 1962, l’espace urbanisé est passé successivement à 645 ha en 1970, à 1340 ha en 1980 puis à 2510 ha en 1995 (Ecoloc Daloa, 2002). En 2008, l’espace urbanisé avait atteint 2.866 hectares (K.E. YAO, 2014, p. 186) contre 3 623 ha en 2014 et 6 712 ha en 2020 selon les services techniques de la Mairie. Cette dynamique spatiale est le fait d’une compétition entre plusieurs usages du sol. A ce propos, Tchuikoua et Elong (2014) font remarquer qu’à Douala et partout en Afrique subsaharienne, en l’absence d’un système de gestion moderne adéquat, les pratiques urbaines se développent de façons diverses et variées, reflet des incohérences et des limites des politiques urbaines, de la pluralité des acteurs et des crises sociales.

L’accès aux services énergétiques dans les localités rurales de la Région du Haut-Sassandra : cas du département Zoukougbeu (Centre-Ouest de la Côte d'Ivoire)

Introduction

Les services énergétiques sont des offres d’une vaste gamme de solutions énergétiques dont le but principal est de réaliser des économies d’énergie (G. TCHATAT, 2014, p.71). Cette vaste gamme se manifeste à travers la chaleur, l’éclairage, le froid et la force motrice. Ces services permettent d’améliorer les conditions de vie et le développement humain. Il s’agit aussi de lutter contre la pauvreté, la déforestation et le réchauffement climatique. Ces différentes offres énergétiques concordent avec les objectifs majeurs des Objectifs du Développement Durable (ODD). Cependant, l’accès à l’énergie est inégalement réparti dans le monde, en particulier en Afrique de l’Ouest où le taux d’accès à l’électricité est inférieur à 10% dans le milieu rural (PNUD/PREP, cité par M. N’GUESSAN, 2012, p.4). Cette source d’énergie reste et demeure l’apanage des citadins, singulièrement des ménages des grandes agglomérations. Dans ces zones urbaines, la biomasse contribue 70% pour satisfaire leurs besoins énergétiques de base, notamment pour la cuisson de mets et le chauffage (PNUD/PREP, cité par M. N’GUESSAN, 2012, p.4).