Aménagements et environnement

Résilience des populations face aux inondations à Abidjan : le cas de Bocabo, Gonzagueville et Palmeraie

Introduction

Les inondations en milieu urbain constituent aujourd’hui l’un des risques naturels les plus préoccupants dans le monde et en particulier dans les grandes villes du globe, en raison de l’urbanisation rapide, souvent mal planifiée et de la vulnérabilité croissante des populations. Le phénomène s’y manifeste et les impacts vont crescendo.  Cette réalité constitue une préoccupation qui ne laisse pas indifférents les chercheurs. Pour preuve, une abondance de productions scientifiques existe sur la question. En effet plusieurs études ont abordé sous différents prismes les risques naturels en milieu urbain.

Le déficit d’assainissement du cadre de vie : une gangrène des mutations urbaines à Méagui (Sud-ouest, Côte d’Ivoire)

Introduction

« Chaudière urbaine », « urbanisation incontrôlée », « urbanisation galopante » sont les expressions couramment utilisées pour caractériser le rythme d’urbanisation que connaissent les villes du Sud en général et de l’Afrique Subsaharienne en particulier (J.P. ZOMBO, 2020, p.55). La dynamique urbaine dans cette partie de l’Afrique engendre une inadéquation entre l’offre et la demande en matière d’assainissement du cadre de vie. Le défi urbain y est démultiplié par un taux d'urbanisation en croissance exponentielle (V. AXIGA-DOKPO et E. SOUGUE, 2011, p.2-4).

Cartographie des dynamiques des terres agricoles dans les régions de Kaolack et de Kaffrine à partir d’images satellitaires multi-temporelles de 2003 à 2023

Introduction

Le Sénégal, situé en Afrique de l’Ouest, est fortement tributaire de l’agriculture, qui constitue un secteur central pour son économie, en particulier dans les zones rurales. En effet, ce secteur représente une source majeure de revenus et un pilier fondamental pour le développement socio-économique du pays, fournissant des emplois à une grande partie de la population (PAP-PSE, 2018, p. 26). Il regroupe environ 44,5% des ménages (ANSD-RGPH-5, 2023, p. 8). Toutefois, au cours des dernières décennies, les dynamiques agricoles ont entraîné une transformation radicale du paysage terrestre, modifiant la surface agricole à un rythme sans précédent (Y. FARE, 2018, p.

Effets socio-environnementaux de l’aménagement de la route Vakon-Avagbodji-Aguegues

Introduction

Les transports sont considérés généralement comme des instruments favorisant la mise en place et le renforcement de l’intégrité régionale. Au sens littéral, la route est une voie terrestre aménagée pour permettre la libre circulation des biens et des personnes au sein d’une communauté donnée. Les transports constituent un levier majeur pour faire avancer les processus d’intégration car un peu partout, le réseau routier s’étoffe, les services se modernisent aboutissant à un accroissement de fluidité sur les principaux axes de transport (J. LOMBARD, et al, 2014, p. 14).

De ce fait, les routes soulèvent une grande singularité : d’un côté elles reflètent une rupture qui peut nuire aux échanges transversaux et à l’intégrité des paysages ; d’un autre coté elles facilitent les échanges et sont le support de découverte de ces mêmes paysages. Les infrastructures de transport sont très indispensables, à l’essor et l’intensification des activités économiques en milieu urbain, périurbain et rural. Elles constituent à cet effet, des facteurs déterminants dans l’urbanisation (DGTP, 2015, p. 27).

Travaux d’asphaltage et gestion des inondations à Cotonou : cas du bassin XX d’Agla au sud-ouest du Bénin

Introduction

Les inondations sont des phénomènes naturels qui se produisent dans plusieurs régions du monde. À certains endroits, elles amènent de l’eau aux régions desséchées qui profitent de l’événement. Quand le même événement se produit dans un milieu habité, les résultats sont plus défavorables, M. BEAUDOIN (2018, p.1). L’Afrique de l’Ouest est confrontée à de sérieux problèmes d’inondations de plus en plus récurrentes dans un contexte de variabilité et de changements climatiques persistants.

Assainissement et de gestion des ordures ménagères dans la ville de Man (Ouest-Côte d’Ivoire) : des risques socio-sanitaires pour les populations

Introduction

Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la Côte d’Ivoire connait une urbanisation spectaculaire. Le pays a réalisé sa transition urbaine il y a 23 ans (entre 1998 et 2021). Selon le dernier recensement de la population en 2021, plus de la moitié (52,5%) de la population ivoirienne réside en ville (INS, 2021) alors qu’en 1975 le taux d’urbanisation n’était qu’à 32%. Cette dynamique démographique au niveau des espaces urbanisés ivoiriens est confrontée à de nombreux défis au rang desquels se situe le problème de l’assainissement et de la gestion des ordures ménagères.

Des actions sont menées aussi bien de la part des autorités étatiques que locales avec des constructions d’infrastructures et équipements pour pallier à ce problème. Cependant, la faiblesse des moyens consacrés à la question de l’assainissement et les systèmes inadaptés favorisent la persistance du problème. Bien souvent, les systèmes d’assainissement ne suivent pas la dynamique urbaine.  

Systèmes d’assainissement et risques sanitaires dans la ville de Grand-Bassam (Côte d’Ivoire)

Introduction

Dans les pays en voie de développement, on assiste à une défaillance du système d’assainissement marqué par une inégale répartition spatiale du réseau collectif très souvent concentré dans le centre-ville. Ce constat est fait également par E. GASPYISI (1987), qui note que dans plusieurs villes africaines, les réseaux d’évacuation n’existent que dans les centres « modernes » et sont quasi insuffisants.

Occupation du sol et distribution des glossines dans la zone de Méagui (sud-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

En Côte d’Ivoire, la superficie occupée par la forêt a diminué sous l’effet des activités humaines. « De 16 millions d’hectares en 1900, la forêt est passée e 7,85 millions d’hectares en 1986 à 5,09 millions d’hectares en 2000, puis à 3,6 millions d’hectares en 2015 » (REDD+, 2017, p.1). La principale cause de cette rétraction forestière est l’agriculture, pilier de l’économie ivoirienne. C’est ainsi que « le café et le cacao contribuent depuis 2012 à plus de 14% du PIB et à 38% des produits d’exportation » (K.M. KONAN et al., 2017, p.14). L’économie ivoirienne doit cette performance en grande partie au développement des fronts pionniers de café et de cacao. « Débuté en 1930 dans le Sud-Est du pays, le front pionnier de café et de cacao s’est progressivement étendu dans le Centre-Est, puis a gagné le Centre-Ouest autour des années 1955 et le Sud-Ouest en 1970 » (G.J. IBO, 2007, p.8). Cet itinéraire géographique des fronts pionniers a parfois eu comme conséquence le développement des foyers de Trypanosomiase Humaine Africaine (THA ou maladie du sommeil). En effet, depuis la période coloniale, « les foyers de la THA, sont apparus à l’intérieur des fronts pionniers, en particulier ceux générés par les plantations de café et de cacao » (J-P. HERVOUËT et al., 2000, p.212).

Etude de la vulnérabilité aux risques d’érosion hydrique de la route nationale n0 10 (rn10), tronçon Kouya - Alleme dans le district d’Ewo (République du Congo)

Introduction

Le Congrès Mondial de la Route qui s’est tenu à Durban (Afrique du Sud) en 2003, a lancé un slogan qui stipule que « la route du développement passe par le développement de la route » (I. A. W. M’BOUKA MILANDOU, 2019, p. 12). En effet, jouant un rôle important dans le décollage économique, la route est considérée comme le soubassement sur lequel repose le développement socio-économique d’un pays (S. BURNINGHAM & et N. STANKEVICH, 2005, p. 1). Malheureusement, au Congo, la dégradation, par l’érosion hydrique, des routes rurales surtout non bitumées, affecte gravement la circulation des hommes et des biens. Elle influe négativement sur le développement socioéconomique des campagnes et y accentue la pauvreté. Cette situation qui risque de s’amplifier sous l’effet des changements climatiques, constitue aujourd’hui une grande préoccupation tant pour les décideurs politiques, les populations qui en sont les principaux utilisateurs que pour les scientifiques qui cherchent à comprendre le phénomène (I. MBOUKA-MILANDOU et L. SITOU, 2017, p. 117).