L’économie de la commune rurale de Zan Coulibaly se caractérise par la prédominance de l’agriculture. Cette activité agricole est pratiquée partout dans la commune. Elle intéresse beaucoup les populations. Avançant, une démotivation des paysans s’est affichée. Celle-ci fragilise l’activité agricole dans la zone. Cet article a pour objectifs : cerner l’apport de l’agriculture au développement de la commune ; analyser les contraintes fragilisant l’activité agricole dans la zone. Pour mener à bien cette recherche, la méthode aléatoire simple et celle des quotas ont été combinées. Au total, 50 exploitants ont été sondés dans la commune. Les résultats révèlent que 76% des agriculteurs ont construit des maisons avec le profit agricole. Aussi, 58% des paysans possèdent des bovins avec le gain de l’agriculture. En sus, 52% des producteurs sont victimes de dévastation de leurs cultures par les animaux en divagation. Cette atteinte aux cultures dans les exploitations présage souvent la famine et de conflits locaux. Dans l’ensemble, 60% des paysans n’ont pas été formés en technique de pratique agricole. Il en résulte des difficultés dans la maîtrise des innovations agricoles.
Mots-clés
The economy of the rural commune of Zan Coulibaly is characterized by the predominance of agriculture. This agricultural activity is practiced throughout the commune. It is of great interest to the population. As things progressed, a demotivation of the farmers became apparent. This weakens agricultural activity in the area. This article aims to: identify the contribution of agriculture to the development of the commune; and analyze the constraints weakening agricultural activity in the area. To carry out this research, a combination of simple random sampling and quota sampling was used. A total of 50 farmers were surveyed in the commune. The results reveal that 76% of farmers have built houses with their agricultural profits. In Addition, 58% of farmers own cattle with their farming earnings. Furthermore, 52% of producers are victims of crop destruction caused by stray animals. This damage to crops on farms often foreshadows famine and local conflicts. Overall, 60% of farmers have not received training in agricultural techniques. This results in difficulties in adopting agricultural innovations.
Introduction
Le Mali dispose d’une économie dynamique. Le transport et l’industrie jouent un rôle important. Ils contribuent à l’épanouissement des populations. L’agriculture constitue l’épine dorsale de l’économie du pays. Elle est soutenue par la Compagne Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). La population est un atout au développement de l’agriculture. Les bras valides constituent le "cheval de bataille" de la dynamique de l’activité agricole (A. DEMBÉLÉ et S. FANÉ, 2019, p. 220). Cette agriculture est le substrat du développement. Cet atout humain n’est pas une particularité malienne. Au Cameroun, J. N. NGAPGUE (2017, p. 187), a relevé que les enfants constituent la main-d’œuvre et les femmes s’occupent du maraîchage et aident à la récolte. La disponibilité des terres exploitables reste un facteur indispensable dans le domaine agricole. Le Togo dispose des terres riches dont la plupart servent à la maïsiculture (D. K. DANKLOU, 2006, p. 11), la surface cultivable est évaluée à 3,4 millions d’hectares, soit 60% de la superficie totale.
La commune rurale de Zan Coulibaly, à l’instar des zones rurales du Sud du pays, est un espace à vocation agro-sylvo-pastorale. L’agriculture est restée la branche d’activité la plus diffuse dans la commune. Cette large inscription spatiale lui confère le statut de principale activité des populations locales. Les cultures notamment le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide, le haricot sont pratiquées. En sus, la culture du cotonnier est faite par les acteurs économiques. Cette cotonculture, locomotive des cultures, évolue en rotation avec les cultures susvisées dans les exploitations. L’agriculture s’est positionnée en tant qu’activité bénéfique pour les populations. Elle est axée sur une multitude de facteurs de production. La disponibilité foncière, les structures d’accompagnement particulièrement la CMDT, la Banque BNDA et le Secteur d’Agriculture restent des organes intervenant pour appuyer la filière agricole. La population est 25990 habitants (INSTAT, 2011). Elle se prête bien à la pratique de l’activité agricole. Un processus d’amélioration des conditions de vie des producteurs a été enclenché. Toutefois, l’agriculture est fragilisée par des contraintes qui sont en passe d’entraîner un découragement des paysans. Ainsi, apparaissent les questions suivantes : Comment l’agriculture contribue à l’amélioration des conditions de vie des paysans ? Quelles sont les contraintes pesant sur l’activité agricole ? Les objectifs de cette étude visent à : (i) cerner l’apport de l’agriculture au développement dans la commune ; (ii) analyser les contraintes agissant sur l’activité agricole dans la zone. Les hypothèses sous-tendant la présente étude sont : (i) l’agriculture contribue au développement dans la commune ; des contraintes multiformes imposent des limites à l’activité agricole dans la zone.
