ethnoécologie

Ethnoécologie des plantes indicatrices des conditions topo-édaphiques au sud de la réserve de biosphère transfrontalière du W au nord-Bénin

Introduction

L’importance des ressources végétales naturelles n’est plus à démontrer, surtout en milieu rural où le plus souvent, elles jouent un rôle fondamental dans la survie et le développement des populations (M.T.D. Hounsode et al., 2017, p.14 ; B. Sabi Lolo Ilou et al., 2017, p. 25). Plusieurs études ethnobotaniques en Afrique subsaharienne ont montré l’importance des plantes pour le bien-être des communautés locales (N.K. Ngbolua et al., 2019 p. 121 ; G.M. Lamy Lamy et al., 2018, p.1647 ; G.M. Akabassi et al., 2017, p.1980 ; N.K. Ngbolua et al., 2016 p.615-619 ; D. Ngom et al., 2014 p.5 ; O.N. Gning et al., 2013 p.5618 ; O. Sarr et al., 2013 p.13). Par ailleurs, l’ethnoécologie et l’ethnoclimatologie ont marqué l’organisation de la vie des communautés rurales parvenant à organiser chaque année les activités agricoles et à établir le calendrier d’activités saisonnières par des connaissances endogènes sur la présence et la phénologie des plantes. Certaines plantes sont utilisées comme bio-indicateur pour déterminer la fertilité des sols, la présence de l’eau et les différentes conditions climatiques (L. Zerbo et al., 2016, p.2764 ; A. Akibou, 2011 p.42).