Environnement, Nature, Paysage

Effets de l’envasement sur la morphologie du lac du barrage du kan de Bouaké (Côte d’Ivoire)

Introduction

Dès l’accession du pays à l’indépendance, l’État ivoirien a opté pour une croissance économique basée sur l’agriculture afin de procurer le bien-être à la population. Partant de cet objectif, l’accent est mis sur l’accès aux équipements et aux services de base. Plusieurs ouvrages hydrauliques : pompes villageoises, forages et réservoirs d’eau sont créés pour améliorer l’accessibilité des populations à l’eau potable. Des barrages hydroélectriques créés ont contribué à l’électricité dans de nombreuses localités du pays. La ville de Bouaké, située au centre, en a bénéficié avec la construction des barrages du Kan et de la Loka. Ainsi, ces deux ouvrages hydrauliques sont le cœur d’un maillon de distribution d’eau potable couvrant les besoins de la ville et ses environs. Avec la disponibilité suffisante en eau potable, les acteurs du développement économique de Bouaké (industrie, commerce, hôtellerie et ménage) pouvaient s’en servir sans risque de pénurie à ce moment-là.

Systèmes culturaux et érosion des sols sur le plateau de Danyi dans le sud-ouest du Togo

Introduction

L’érosion des sols liée à l’agriculture est un fléau qui n’épargne aucun endroit de la Terre. D’après D. BAWA (2012, p. 272) citant la FAO (1998), 40% de la dégradation des terres dans le monde est imputable à l’érosion. Pour R. NEBOIT (1983, p. 9), « c’est parce que l’érosion naît au contact, et du contact, entre la surface des continents et l’atmosphère, que l’homme, qui occupe et exploite ce site privilégié, en modifie le cours et l’intensité ». D’importants travaux de mesures d’érosion menés par des chercheurs et des centres de recherches (FOURNIER, 1967 ; ROOSE, 1977 ; CTFT, 1979 ; BIROT, 1981 ; MIETTON, 1988), cités par D. Bawa (2012, p. 271, 272) ont montré que les pertes de terres par érosion varient en fonction des modes de cultures. Ces modes de cultures sont justement les moyens par lesquels l’érosion des sols s’exprime sur le plateau de Danyi dans le sud-ouest du Togo qui fait l’objet de cette étude (figure 1).

Analyse des conditions d’accessibilité et recours thérapeutiques des populations dans la commune d’Odienné

Introduction

L’accessibilité effective aux infrastructures sanitaires résulte d’une couverture universelle (OMS, 2013). Cette couverture prend en compte tous les déterminants de l’accessibilité aux structures sanitaires. En Côte d’Ivoire, d’importants efforts ont été déployés par les autorités sanitaires afin d’améliorer les conditions d’accessibilité aux infrastructures sanitaires. Ces efforts sont faits selon P. TUO (2018, P 16) dans l’optique du postulat selon lequel un meilleur accès aux services de santé conduit à une utilisation plus appropriée, c’est-à-dire généralement plus fréquente et partant un meilleur état de santé de la population.

Variabilité pluviométrique et production agricole dans la commune de Sinendé (Nord-Bénin)

Introduction

En Afrique au sud du Sahara, l’agriculture revêt une importance vitale car elle constitue la principale occupation des communautés qui y tirent les ressources alimentaires et les revenus monétaires. Toutefois, cette agriculture demeure essentiellement pluviale donc extrêmement dépendante de la saison des pluies. Ainsi, cette « agriculture dont l’économie de plusieurs pays et la sécurité alimentaire des populations en dépendent, est affectée par les perturbations climatiques en raison de son caractère essentiellement pluvial » (I. YOLOU et al., 2017, p. 21). Les travaux de M. DIOMANDE et al. (2013, p. 134) ont également conclu que « l’agriculture pluviale des pays ouest-africains comme la Côte d’Ivoire, est exposée à de nombreux problèmes dont la baisse de rendement, à l’inadéquation entre le calendrier agricole paysan et le statut pluviométrique et à la perte de semences ».

Assainissement et pathologies infectieuses à Yamoussoukro (Côte d’Ivoire)

Introduction

La question de l’assainissement préoccupe au plus haut niveau les autorités mondiales. C’est dans cette optique que l’assainissement a été ajouté en 2002 lors du Sommet mondial du développement durable de Johannesburg comme une des cibles du 7ème Objectif du Millénaire pour le Développement (C. L. JALLÉ et D. DÉSILLE, 2008, p. 2).

Malgré la prise en compte de cette question au niveau international, force est de constater que l’assainissement bien qu’englobant de multiples enjeux (santé publique, développement économique et social, préservation de l’environnement, etc.), près d’une personne sur trois ne dispose toujours d’aucun système d’assainissement amélioré en 2015 (F. NAULET, J. GABERT, M. LEMENAGER, 2016, p. 17).