GNANKOUEN Anicet Renaud

Incidences et stratégies de gestion des conflits fonciers dans la ville de Botro, Centre de la Côte d’Ivoire

Introduction 

Le phénomène d’urbanisation de la planète constitue un événement démographique, géographique, social, culturel et politique majeur. On estime actuellement que trois habitants de la planète sur quatre vivent en milieu urbain et que deux tiers des citadins de la planète sont des habitants des pays du tiers monde (H. LERIDON, 2020, p.1).

Problèmes et stratégies de remédiation liés à l’offre de service scolaire public de base dans la ville de Sakassou (Côte d’Ivoire)

Introduction

Au lendemain de son assertion à la souveraineté nationale en 1960, l’État de Côte d’Ivoire a fait de l’éducation « la priorité des priorités » avec pour objectif d’assurer la scolarisation à 100% de la jeunesse. À cet effet, il a ratifié de nombreuses conventions internationales (Jomtien en 1990, Forum mondial de Dakar en 2000, Assemblée des Nations Unies en 2000 pour les OMD, etc.). L’État de Côte d’Ivoire a aussi investi une bonne partie de son PIB dans l’éducation (18,28 % en 2019 selon le Ministère auprès du premier ministre chargé du budget, 2019, p. 29). Cette politique a permis d’accomplir des progrès considérables pour accueillir les nouvelles générations. Malgré cela, le taux de scolarisation des enfants dans le pays n’a pas encore atteint les 100 %. Il est de 91,06 % avec un taux d’achèvement de 77,7 % (MENETFP, 2018, p. 36). Les écoles souffrent d’un manque criard d’infrastructures scolaires surtout dans un contexte de croissance démographique soutenue ou la population d’âge scolaire (6 à 11 ans) ne cesse d’augmenter. Cette population est passée de 2 635 627 enfants en 1998 à 3 571 909 enfants en 2014, impliquant un taux moyen annuel de croissance de 2,6 % (INS, 1998, 2014). La situation s’est aggravée à la faveur des différentes crises socio-politiques qui se sont succédées depuis 1990. Celles-ci ont contribué à réduire de façon substantielle la part du PIB consacrée à l’éducation de 36 % en 1990 à 18,28 % en 2019 (Banque Mondiale, 2011, p. 10 ; Ministère auprès du premier ministre chargé du budget, 2019, p. 29).