Espaces, Sociétés, Territoires

Logements sociaux à Bouaké (Côte d’Ivoire) : qui construit, et pour qui ?

Introduction

Se loger constitue une fonction essentielle de la ville. Cependant, la croissance démographique dans les centres urbains avec son corollaire de besoins met en péril cette fonction. « La plupart des villes des pays des Suds sont confrontées à « une crise du logement » » (I. SORY, S. LINGANI, G. KORBEOGO, 2015, p. 259). Cette situation est d’avantage manifeste en Afrique car, selon SHELTER AFRIQUE (2019, p.1), la majorité des pays africains se retrouvent avec un énorme arriéré de logements et la demande de logements dépasse rapidement l’offre avec l’augmentation de l’exode. « Dès lors, une série d’acteurs redéploie ou développe des projets d’aménagement, à commencer par les États eux-mêmes. C’est dans ce cadre que sont lancés de nouveaux programmes de promotion et de construction de logement dit « social » » (A. BIEHLER, A CHOPLIN et M. MORELLE, 2015, p.1).

Géographie des offres de tourisme et de loisirs nocturnes dans la ville de Bouaké (centre de la Côte d’Ivoire) : structure et dynamique spatiales

Introduction

Ces dernières décennies, la nuit urbaine est devenue un objet central des recherches sur la ville. Loin d’être un simple temps de retrait, elle constitue, désormais, un espace-temps capital pour l’attractivité, l’économie et l’identité des territoires. Selon L. GWIAZDZINSKI (2020, p. 115) :

La nuit est devenue un secteur économique à part entière, qui se développe et tente de se structurer. En quelques années, elle s’est, également, installée dans l’agenda des politiques publiques dans une double logique d’amélioration de la qualité de vie des habitants et de marketing territorial. L’animation nocturne est devenue un critère d’attractivité important et une ressource non négligeable.

Agriculture et développement local dans la commune rurale de Zan Coulibaly au Mali

Introduction

Le Mali dispose d’une économie dynamique. Le transport et l’industrie jouent un rôle important. Ils contribuent à l’épanouissement des populations. L’agriculture constitue l’épine dorsale de l’économie du pays. Elle est soutenue par la Compagne Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) et la Banque Nationale de Développement Agricole (BNDA). La population est un atout au développement de l’agriculture. Les bras valides constituent le "cheval de bataille" de la dynamique de l’activité agricole (A. DEMBÉLÉ et S. FANÉ, 2019, p. 220). Cette agriculture est le substrat du développement. Cet atout humain n’est pas une particularité malienne. Au Cameroun, J. N. NGAPGUE (2017, p. 187), a relevé que les enfants constituent la main-d’œuvre et les femmes s’occupent du maraîchage et aident à la récolte. La disponibilité des terres exploitables reste un facteur indispensable dans le domaine agricole. Le Togo dispose des terres riches dont la plupart servent à la maïsiculture (D. K. DANKLOU, 2006, p. 11), la surface cultivable est évaluée à 3,4 millions d’hectares, soit 60% de la superficie totale.

Une Histoire des marginaux. La main d’œuvre dockers du port autonome d’Abidjan (1999-2021)

Introduction 

L'histoire des ports remonte à l'Antiquité, avec les premiers ports grecs, romains et égyptiens, et a évolué au fil du temps avec les ports traditionnels, industriels, modernes et durables. Le port est un centre d'échanges et d'exploration, évoluant techniquement pour s'adapter aux progrès du commerce mondial et au développement de la navigation maritime. C’est une infrastructure construite située sur le littoral maritime et destiné à accueillir les bateaux et les navires. Le port permet d’abriter les navires pendant les opérations de chargement et de déchargement et facilite les opérations de ravitaillement et de réparation.

Les facteurs de la diffusion spatiale de l’orpaillage illégal dans la Sous-préfecture de Dapeoua (sud-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction 

Depuis les années 1990, nous assistons à un développement important du secteur minier en Afrique de l’Ouest sous l’impulsion d’une part, de politiques minières nationales attractives et d’autre part, d’un fort investissement du secteur privé. Ce développement du secteur minier, voulu par les pays et souvent encadré par les institutions internationales telles que la Banque Mondiale, a permis l’ouverture d’un nombre relativement important d’exploitations minières et se traduit par un poids significatif dans le produit intérieur brut (PIB) et les recettes d’exportation de chaque pays (C. SOKO, 2019, p. 6).

Gestionnaires des déchets et défis environnementaux au marché COCOVICO de Cocody et au grand marché de Treichville à Abidjan

Introduction

Les marchés constituent, dans les villes africaines, des espaces économiques et sociaux stratégiques, où s’organise une grande partie des échanges commerciaux et où se rencontrent quotidiennement des milliers d’usagers. Ces espaces marchands jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement des populations en produits de grande consommation. N. J. ALOKO (2010, p. 120) indique que le marché est par essence un espace ouvert. C’est un milieu d’interaction sociale. Il nécessite la rencontre des acteurs et s’accompagne d’un climat de confiance réciproque ainsi que d’un environnement paisible et fraternel.

En Côte d’Ivoire en général et à Abidjan en particulier, les marchés génèrent des flux complexes de déchets incluant les déchets organiques, les déchets plastiques, les déchets d'emballages et les déchets spéciaux occasionnels (déchets électriques, électroniques ou automobiles).