La coopération policière et la sécurité des espaces transfrontaliers en Afrique centrale : le cas de la région des "trois frontières" Cameroun, Guinée-Equatoriale, Gabon

Introduction

Ce texte interroge la coopération policière de l’Afrique centrale, dans ses rapports à la sécurité des espaces transfrontaliers, en ciblant celui constitué par les portions des territoires du Cameroun, de la Guinée-Equatoriale et du Gabon, communément désigné région des "trois frontières". Il convient au préalable de souligner qu’une coopération policière est

 « (…) un ensemble convergent des activités des polices nationales qui, motivées généralement par les mêmes enjeux de sécurité, ont décidé, dans un cadre réglementaire, d’une collaboration qui les engage, à la fois, dans leurs missions générales, de prévention et d’investigations. Il s’agit, respectivement, de simples contrôles administratifs, des échanges d’informations, des opérations conjointes de recherches et d’arrestations. » (S. MEYE NDONG, 2020, p. 341).

Impacts des risques naturels et sanitaires à Brazzaville : Cas des quartiers marché de 10 francs, Mpiéré-Mpiéré, Champ de tir, Moukondo, Mikalou-Madzouna et Ngambio (REPUBLIQUE DU CONGO)

Introduction

La dynamique urbaine de Brazzaville s’est accélérée depuis l’indépendance, en 1960. Ainsi, « la ville s’est étalée dans toutes les directions sans aucune restriction sur des terrains non viabilisés et dans des sites topographiques à risque, avec l’utilisation par des ménages des zones dépressionnaires naturelles, des sites de collines et la déforestation des versants impropres à la construction » (M. L. MALOUONO LIVANGOU, 2020, p. vii). C’est dans ce contexte, qu’on assiste à l’apparition des quartiers à risque, dans l’espace urbain qui est le fait de populations défavorisées.

Système de commercialisation du cacao dans la Sous-préfecture de Méagui (sud-ouest de la Côte d’Ivoire)

Introduction

Pratiqué à l’origine en Amérique Central et en Amérique du Sud, le cacao s’est répandu sur plusieurs continents (F. HÜTZ-ADAMS et al, 2016, p. 7, E. Freud et al, 2000, p 14). Parmi les continents qui abritent les foyers de production du cacao, l’Afrique de l’Ouest représente plus de (80%) de la production mondiale soit 3,47 millions de tonnes (A. FOUNTAIN, F. HUETZ-ADAMS, 2020, p. 12). La Côte d’Ivoire, depuis la fin des années 1970, est à la tête du peloton des producteurs et exportateurs de cacao (J. ESSO, 2009, p. 5). La filière cacao est l’une des principales sources de revenu et contribue à environ 10% du produit intérieur brut représentant (30%) des recettes d’exportations du pays (R.  AMARI, 2012, p. 12).

Approvisionnement en viande des espaces de vente de porc au four de la ville de Bouaké et production porcine locale

Introduction

L’alimentation des populations urbaines demeure une question cruciale et d’actualité dans un monde de plus en plus urbain. En effet, la population urbaine est passée de 30 % des habitants de la planète au milieu du XXème siècle à la moitié de la population mondiale en 2007 (J-P. PAULET, 2017, p. 3) à 57% d’urbains en 2021 (BANQUE MONDIALE, 2021). Sous l’insigne de la durabilité urbaine définie comme « une démarche et un processus qui engagent tous les représentants de la société, des décideurs à la population, et qui impliquent fondamentalement la négociation entre différents acteurs sociaux comme base d’un projet urbain » (F. LIEBERHERR-GARDIOL, 2007, p. 376), l’on assiste au retour en milieu urbain des productions alimentaires végétales et animales dans les pays du Nord (A. BAYSSE-LAINE, 2017) et à la pérennisation de ces productions dans et autour des villes des pays du Sud (K. KONAN, 2017 ; O. ROBINEAU, 2018) dans un « mouvement d’institutionnalisation et de massification du consommer local » qui prend de l’ampleur (D. CONARE et N. BRICAS, 2021, p. 228 ; A. BOUREIMA, 2020, p. 3).

Dynamique urbaine et problématique des équipements sanitaires dans la ville de Gagnoa (Côte d’Ivoire)

Introduction 

Après soixante années d’existence, l’urbanisation de la Côte d’Ivoire est passée d’un faible niveau à une position explosive et remarquable (B. C. ZANOU et D. YEO, 2001, p.10). En effet, de 2,1% en 1921, puis 12,5% en 1955, le taux d’urbanisation de la Côte d’Ivoire atteint 42,5% en 1998, Ce taux d’urbanisation est estimé à 49,7% en 2014 (INS, 2014). Dans le même temps, la population urbaine est passée progressivement de 2 146 293 habitants en 1975 (RGP, 1975) à 4 220 000 habitants en 1988 et à 8 383 000 habitants en 1998 (INS, 1988 et 1998) (J.L. BOUTILLIER, 1971, p.3 et B. C. ZANOU, 2010, p.2). En 2014, la population urbaine est estimée à 11 408 413 habitants soit 50,3% de la population totale (INS, 2014). Aussi, le taux de croissance urbaine qui tourne actuellement autour de 2,55% était   de 5% par an avant l’indépendance, de 32% en 1975, de 39% en 1988 et de 42,5% en 1998. Le taux de croissance des villes de l’intérieur pendant cette période était de l’ordre de 7,5% par an et à 10,5% pour la seule ville d’Abidjan.  (INS, 2014 et S.N. BOHOUSSOU, 2014, p.40).

Phénomènes d’inondation et d’ensablement dans le centre commercial (ville basse) de Kikwit : réflexion et perspective

Introduction

De tout temps, la ville de Kikwit a été confrontée à des risques de ravinement, de glissement de terrain, d’inondation et d’ensablement avec des conséquences néfastes sur la vie de la population et sur l’environnement.

Erigé sur un site extrêmement fragile, l’espace urbain et le développement de la ville affichent une dynamique face aux dangers liés à l’environnement.

Étude du transit sédimentaire Dunes-Niayes dans le secteur de Potou, littoral Nord du Sénégal

Introduction

Les Niayes ont une originalité qui tient du fait qu’elles sont discontinues et que ces discontinuités ont une origine endogène et exogène (DIA S., 2011, p. 22). Elles constituent le produit de la rencontre entre dynamique éolienne et réserves sableuses, d’une part, et d’autre part, des variations climatiques et eustatiques brutales. Sur un profil transversal se succèdent, d'ouest en est, les dunes blanches et les dunes jaunes. Les dépressions (Niayes et Ndioukis) assurent la transition entre les dunes littorales et les dunes ogoliennes continentales (A. A. SY., 2013, p. 117). Le taux d’exploitation agricole des Niayes (65 %) est le plus important au niveau national, après celui du bassin arachidier. Leur production maraîchère est estimée à 80 % de la production nationale (M. NDAO, 2012, p. 10).

Analyse de la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs dans une société à tradition « non-éleveur » : exemple du Département d’Attiégouakro (District de Yamoussoukro, Côte d’Ivoire)

Introduction

La gestion des ressources naturelles constitue un des défis les plus importants auxquels sont confrontés les pays en voie de développement (J. J.Y. KOFFI, 2013, p.101 et B.K. KOUASSI, 2019, p. 297). Cette gestion est encore plus problématique quand il s’agit de la cohabitation entre éleveurs et agriculteurs. De 1969 à 1974, les pays sahéliens ont connu une grande sécheresse qui a provoqué un afflux massif d’éleveurs peulhs vers la Côte d’Ivoire à la recherche d’eau et de pâturage MINARA (1999, p. 21) et (M. N. K. YOMAN, 2016, p. 209). Cette transhumance n’est pas sans conséquence sur les régions d’accueils surtout à tradition non éleveur. La Côte d’Ivoire n’échappe pas à cette réalité régionale. En effet, elle a connu au cours de ces dernières décennies une forte variabilité annuelle et spatiale de la pluviosité. Cette variabilité climatique s’inscrit dans le phénomène général de la sécheresse observée depuis 1970 en Afrique de l’Ouest (M. OUEDRAOGO, 2001, p. 111). C’est le cas du département d’Attiegouakro où l’avènement des éleveurs va faire naitre une pluralité d’utilisateurs des ressources pastorales.

Activités anthropiques et dégradation du couvert végétal dans la Sous-préfecture de Korhogo

Introduction

La dégradation continue du couvert végétal en Afrique de l'ouest est en partie due à l’agriculture, à la croissance démographique et aux facteurs climatiques (L. BAMBA et al, 2010, p22). A l’instar des autres pays africains, la Côte d’Ivoire, dès le début de son indépendance en 1960, a axé son développement économique et social sur l’agriculture et l’exploitation forestière (C. BIGOT et al, 2005, p16). Menée à la fois au niveau industriel et artisanal, la forte pression des activités agricoles a accentué la destruction du couvert végétal (M.S. TIEBRE et al, 2016, p43). La Côte d’Ivoire a perdu ainsi environ 85% de sa couverture forestière au cours de ces cinquante dernières années (R. F. LAUGUINE, 2007, p. 472).