Prolifération des taxi motos et gestion de l’environnement dans la ville de Korhogo

Introduction

Les taxis motos dominant le transport public à Korhogo font partie intégrante du quotidien des populations en matière de déplacements. Plusieurs facteurs ont favorisé cette situation.  La crise de 2002 à 2011 a marqué un tournant décisif dans l’organisation du transport dans la ville de Korhogo. Pour P. I. TRAORE, (2015, p1), la crise a fragilisé le système de transport urbain dominé par les voitures et enclenché l’avènement des taxis motos. Durant la crise, la majorité des infrastructures de la ville ont été détruites et notamment ont été dégradées pour les routes. Réalité qui favorise les mototaxis adaptés et plus pratiques sur les mauvaises routes. Aujourd’hui, le manque d’emploi et de moyens de déplacement se sont faits grandement ressentir dans la ville de Korhogo. 65 de la jeunesse s’adonnent à cette activité corrélée par la présence des adultes. Ce qui a fait des taxis motos, des outils d’insertion des ex-combattants de la ville. Par contre, pour M. R. DINDJI et al, (2017 p.198), les taximotos ne sont pas la résultante de la crise de 2002 à 2011 mais plutôt émanent de ses conséquences. Pour lui, la baisse des activités et offres d’emplois sont les premiers ingrédients de l’émergence des taximotos à Korhogo à l’image de toutes les zones occupées.

Dynamique spatio-temporelle de l’occupation des terres et modélisation prédictive à horizon 2030 au sud du plateau de Sakété (sud-est du Bénin)

Introduction

L’extension des zones urbaines constitue un phénomène mondial par son caractère universel, elle revêt cependant dans les pays en développement et particulièrement en Afrique subsaharienne quelques particularités : elle est récente et s’opère à un rythme de plus en plus accéléré et se manifeste par l’étalement urbain (D. M. BALOUBI, 2018, p. 120). Les études sur les perspectives à long terme en Afrique de l’Ouest ont montré que l’Afrique est en pleine urbanisation avec un taux qui est passé de 14 % en 1960 à 40 % en 1990 et les projections donnent 63 % pour 2020 (J. GNELE, 2010, p. 13).

Transfert de compétences de l’Etat aux collectivités territoriales en Côte d’Ivoire : quand l’Etat reprend ce qu’il a donné

Introduction

Héritée de la puissance coloniale, la politique de décentralisation en Côte d’Ivoire a timidement démarré avec la mise en place des communes en 1980. En s’appuyant sur la Direction Générale de la Décentralisation et du Développement Local (DGDDL), M. SOUMAHORO (2015, p. 55) la définit comme « un système de gestion dans lequel des pouvoirs propres sont conférés à une entité distincte de l’administration centrale. Les collectivités territoriales sont dotées de la personnalité morale, de l’autonomie financière et de compétences qu’elles gèrent librement sur le territoire qu’elles administrent ».

Incidences socio-économiques de l’agro-industrie dans la région de Dabou (Côte d’Ivoire)

Introduction

A l’indépendance en 1960, la Côte d’Ivoire a décidé de faire de la région de Dabou un pôle de développement de l’agro-industrie. Le choix de faire de cette région un pôle agro-industriel est hérité du passé colonial. Pendant la colonisation, l’administration métropolitaine avait installé des factoreries à Bouboury, Dabou, Cosrou, Môpôyèm et Toupah. Elles étaient des usines de transformation de l’huile de palme qui assumaient en même temps les charges de chambres de commerce. Les exemples de la CFAO (Compagnie Française de l’Afrique de l’Ouest) et de la SCOA (Société Commerciale de l’Ouest Africain) sont parfaitement illustratifs (A. Loba, 2008, p. 59). Les structures installées ont jeté les bases d’un commerce d’huile de palme dans la région. Les relations particulières des autochtones Adjoukrou avec la palmeraie avaient contribué à développer cette politique du pouvoir colonial.

La ville de Sinfra à l’épreuve du déficit en eau potable : quelles stratégies d’adaptation des populations ?

Introduction

L’amélioration des conditions de vie des populations passe par un meilleur accès aux services de base. L’état de Côte d’Ivoire a si bien compris les enjeux de l’accès à l’eau salubre, qu’il a initié, avec l’appui des partenaires au développement, des actions visant à faciliter l’accès du plus grand nombre d’ivoiriens au service public d’eau potable (W. G. Koukougnon, 2012, p.10). Toutefois, l’eau est source de vie, constitue une boisson indispensable pour l’Homme. Fort est de constater que la ville de Sinfra est confrontée à un manque crucial d’eau potable. Avec le programme triennal, la mairie de Sinfra a fait la canalisation. Malgré la canalisation le manque d’eau potable se pose avec acuité dans la ville de Sinfra. Ce travail est une approche géographique qui vise à monter les facteurs explicatifs, les effets induits et les stratégies d’adaptation au manque d’eau potable.

1. Méthodologie