La période post–coloniale, dans les Etats africains, a été marquée par de nombreux défis de développement dont la question des disparités territoriales. L’ambition affichée par les autorités ivoiriennes à travers les plans quinquennaux de développement était de rééquilibrer le territoire national à travers une vigoureuse politique d’aménagement du territoire (G. SOURNIA, 2003, p 124). Pour y parvenir, elles ont élaboré des stratégies concrétisées par la création de plusieurs structures de développement dans divers domaines d’activités (S. KAMAGATE, 2008, p.9).
Introduction
La conférence de Rio, tenue en juin 1992 à Rio de Janeiro, a établi la feuille de route d’un partenariat mondial sur le développement durable. L’Agenda 21, issu de cette conférence a encouragé la prise en compte des savoirs locaux, comme tremplin pour un développement durable (B. E. DIALLA, 2004, p. 4). Dès lors, plusieurs rencontres internationales sont organisées autour de ce concept.
Introduction
La plupart des régions de la Côte d’Ivoire ne dispose que d’informations anciennes et éparses sur l’occupation de leur espace. Vu l’évolution rapide de l’exploitation du milieu naturel, certains documents cartographiques disponibles ne sont plus des références pour les projets d’aménagement de l’espace local et de la gestion de l’espace rural. Cette approche est une contribution à l’accumulation, à partir d’étude de cas, des connaissances pouvant aider à la compréhension de la structuration spatiale de ces milieux ruraux.
Introduction
L’urbanisation est un phénomène historique qui traduit une modernisation des sociétés humaines (MEMPD, 2006, p. 71). Elle est caractérisée par une création de villes dont la dynamique se manifeste par une poussée démographique et territoriale. Créés à partir de comptoirs commerciaux et de postes militaires pour les besoins de l’exploitation et l’administration de la colonie (1893-1955), les villes de Côte d’Ivoire ont connu après l’indépendance (en 1960), un accroissement rapide. Ainsi, en un demi-siècle, le nombre de villes a-t-il été multiplié par 50 (de 10 en 1955 à 512 en 2018) et la population urbaine multipliée par 34 (de 331 000 en 1954 à 11 408 413 en 2014) selon le MEMPD (2006, p.73), et l’INS (2014). Depuis 2014, 50,3% de la population ivoirienne sont urbanisés (INS, 2014). Mais, si l’urbanisation s’appuie sur une croissance des villes anciennes et une érection de grosses bourgades en centres administratifs, la création, la répartition et l’évolution des villes sur le territoire révèlent des déséquilibres qui interrogent sur la politique urbaine nationale. Comment s’opère la dynamique urbaine sur le territoire ivoirien ? Qu’est-ce qui explique les disparités spatiales qui accompagnent l’urbanisation du pays ? Telles sont les questions auxquelles le présent article tente de répondre.