Anomalies pluviométriques positives dans le domaine subéquatorial du Benin : manifestations et implications agricoles

Introduction

Au regard de leurs répercussions immédiates et durables sur les composantes naturelles et sur les sociétés humaines, la problématique des changements et/ou des variabilités climatiques est au centre des préoccupations des scientifiques et des décideurs politiques dans le monde (A.M. Kouassi et al., 2010, p.2). En effet, en plus du réchauffement thermique global (GIEC, 2014, p.20), l’Afrique de l’Ouest, y compris le Bénin, est caractérisée par une réduction de 10 à 25 % des cumuls annuels des pluies entre 1951 et 2010 (GIEC, 2014, p.8). A cela s’ajoute une fréquence accrue des évènements hydro-climatiques extrêmes. Plutôt, J.M. Paturel et al. (1997, p. 29) avaient déjà constaté qu’en Afrique de l’Ouest, les régimes pluviométriques ont subi d'importantes modifications qui se traduisent par la diminution des hauteurs annuelles précipitées pouvant atteindre 20 à 25 % entre 1950 et 1990. Les mêmes auteurs ont indiqué que la baisse des pluies affecte toutes les saisons avec un glissement des isohyètes vers le sud et une modification des régimes pluviométriques. Même si des marches d’incertitudes subsistent sur les résultats de projections, cette tendance devrait se poursuivre au cours des prochaines années en Afrique Occidentale (GIEC, 2014, p.23).

Au Bénin, les conclusions de plusieurs auteurs rapportées par E. Ogouwalé. et al. (2018, p. 278) confirment que :

Caractéristiques du relief et répartition de l’habitat dans la ville de Bouaké

Introduction

Le relief est le réceptacle des activités humaines, des infrastructures et de l’habitat. Il constitue de ce fait un facteur important dans la logique de leur implantation à la surface de la terre. Dans le cas particulier de l’habitat, qu’il soit rural ou urbain, certaines formes de terrains ne lui sont pas adaptées. Les pentes fortes par exemple peuvent favoriser une érosion forte pouvant entrainer des écroulements ou des glissements de terrain ; les bas-fonds sont exposés aux inondations, etc. Dans les pays en développement, il a été constaté que ces contraintes de localisation ne sont pas souvent prises en compte lorsqu’il s’agit d’implantation de l’habitat. Les aménageurs de l’espace urbain considèrent le plus souvent les données physiques de terrain comme secondaires par rapport aux moyens techniques à mettre en œuvre pour réaliser leurs projets (KAKEZA et MUBANGA, 1997) et l’urbanisation spontanée s’étend jusque dans les zones dangereuses à savoir les fonds de ravines ou encore les pentes les plus abruptes.

Se loger, une entreprise contraignante aux impacts sociaux et spatiaux perceptibles à Korhogo (nord de la Côte d’Ivoire)

Introduction

L’urbanisation de l’Afrique connaît un essor spectaculaire. De 14,5 % en 1950, le taux d’urbanisation a atteint 40 % en 2010, et sera de 61,60 % en 2050 (ONU, 2015). En Côte d’Ivoire, de 5 % en 1950, le taux d’urbanisation est passé à 32 %, 39 % et 42,5 % respectivement en 1975, en 1988 et en 1998 pour atteindre 50,3 % en 2014 (RGP, 1975 ; INS, 1988, 1998 et 2014). Aujourd’hui, un ivoirien sur deux réside en ville. Ce processus d’urbanisation semble affecter toutes les villes du pays. La ville de Korhogo, capitale régionale du nord de la Cote d’Ivoire, connait de plus en plus une forte croissance démographique. La population urbaine est passée de 142 039 habitants en 1998 à 243 048 habitants en 2014, soit une progression globale de 71 % (INS, 2014). Les lotissements s’ouvrent sur des espaces ruraux et agricoles périphériques pour faire face à la forte demande de terrain à bâtir. C’est ainsi que, de 2 500 ha en 1985, la superficie urbanisée de la ville de Korhogo est passée à 3 300 ha en 2000 pour atteindre 8 700 ha en 2016 (Y.S.K. KOFFI, 2017, p. 1). Avec le nombre de plus en plus important des nouveaux arrivants, les structures d'accueil de la ville sont largement dépassées : la demande de logement a explosé alors que l'offre reste faible. De ce fait, la problématique du logement est une préoccupation majeure à Korhogo.

Gestion de l’environnement et risques sanitaires dans la commune d’Ifangni au sud-Bénin

Introduction

Dans les pays en voie de développement en général et en Afrique en particulier, les grands problèmes qui affectent la santé des populations ne se limitent pas seulement à l’insuffisance des centres de santé, à la qualité du personnel de santé et du matériel sanitaire. Ils sont également dus au cadre de vie des populations et surtout à leurs comportements vis-à-vis de leur milieu de vie (P. Koumalon, 2012, p.13). Les maladies liées à l’insalubrité de l’eau, à l’absence de système d’assainissement et au manque d’hygiène représentent un fardeau pour ces pays. Pour Ainsi, 88 % des maladies diarrhéiques sont dues à l’utilisation d’eau insalubre et à des problèmes d’assainissement et d’hygiène (OMS, 2004). Dans ces pays, les maladies infectieuses dues principalement à l’environnement se développent de façon remarquable (R. E. M. Agueh, 2015, p.13).

Les stratégies d’accroissement des ressources financières locales : cas de la commune d’Adzopé

Introduction

La politique de décentralisation a débuté en Côte d’Ivoire sous l’administration coloniale. En effet, à cette période, le territoire ivoirien était régi sur le plan municipal par la loi du 05 avril 1884 et la loi n°1489 du 18 novembre 1955. Elle était marquée par trois types de communes que sont les communes de plein exercices, mixtes et de moyens exercices (C.D. Bamba, 2007, p.15). Cette politique s’est poursuivie après les indépendances avec la loi n°78-07 du 09 janvier 1978 portant création sous un régime unique de 26 nouvelles communes de plein exercice et confirmant celle d’Abidjan et de Bouaké. L'objectif était d'impulser un développement durable depuis la base. Ces entités décentralisées disposent d’une autonomie financière à travers la loi n°11-80 du 17 octobre 1980. Cette autonomie financière des communes ivoiriennes est consolidée par la loi n° 2003-489 du 26 décembre 2003 portant régime financier, fiscal et domanial des collectivités territoriales. C’est dans ce cadre que les communes ivoiriennes et plus particulièrement celle d’Adzopé tiennent de la loi une panoplie de ressources financières. Érigée en commune par la loi n°78-07 du 9 janvier 1978, la commune d’Adzopé est située au Sud-Est de la Côte d’Ivoire dans la région de la Mé à 96 km de la capitale économique (Abidjan).

Évaluation de la durabilité socio-territoriale des fermes modernes dans la commune de Sakété au Bénin

Introduction Dans le contexte mondial d’adoption de mesures visant l’agriculture durable, force est de constater que dans les pays de l’Afrique subsaharienne en général, et au Bénin en particulier, les agriculteurs adoptent des pratiques incompatibles à la durabilité de l’agriculture. Parmi ces pratiques, il y a la culture sur brûlis et l’usage massif d’intrants chimiques qui sont responsables, le plus, de la baisse de la fertilité des sols au Bénin. La baisse de fertilité des sols laisse des effets directs sur les rendements des cultures, suscitant des inquiétudes pour la survie des communautés (R. Diogo et al., 2018, p.5). Hormis ces pratiques, il y a également la sélection et l’adoption des semences de variété améliorée conduisant à la disparition des variétés traditionnelles.

Avec ces pratiques, l’agriculture provoque à court et moyen terme une dégradation quasi irréversible des terres et des écosystèmes (E. Houngbo, 2008, p.37) sur l’ensemble du territoire national et spécifiquement dans la commune de Sakété qui n’est pas épargnée par cette situation en raison de la disponibilité de terres favorables à la culture des denrées alimentaires. Les exploitants agricoles se plaignent de la pauvreté de leurs sols car les rendements agricoles baissent considérablement malgré des investissements en temps de travail de plus en plus élevés, ce qui entraine la baisse des revenus agricoles (E. B. Oguidi, 2017, p.72).

Effets de l’érosivité des pluies sur la piste Moutélé-Makala dans la Sous-préfecture de Yamba au sud du Congo Brazzaville et la quantification des formes d’érosion

Introduction

La dégradation des routes par l’érosion hydrique constitue, l’un des problèmes environnementaux les plus préoccupants dans des pays en voie de développement. La route Moutélé-Makala dans la Sous-préfecture de Yamba au sud du Congo Brazzaville, connait ces 30 dernières années une dégradation accélérée due à l’érosion hydrique. L’amélioration du réseau routier est l’un des piliers du développement socio-économique et de lutte contre la pauvreté. Aussi, nous d’avis avec B.A. Mayima et al. (2019, p.122) pour noter que la route est considérée comme l’un des éléments sur lesquels repose le développement socio-économique d’un pays. Ainsi, l’amélioration des infrastructures routières en milieu rural est une stratégie qui vise à rétablir la mobilité en milieu rural. La mauvaise qualité de transport entrave l’écoulement de la production, le déroulement des activités commerciales et l’accès aux services socio-économiques confinant ainsi les résidents ruraux dans une agriculture de subsistance, dans des conditions de vie précaires et d’isolement. Cette réalité a poussé la République du Congo Brazzaville à adopter une politique visant à améliorer le réseau routier par la construction de plusieurs nouvelles routes.

« Taxis-motos » : une réponse à la crise quotidienne de mobilité à Bangui (République Centrafricaine)

Introduction

Dans un contexte de croissance urbaine qui contribue à accroître les besoins de mobilité, les taxis-motos sont de plus en plus présents dans les villes d’Afrique subsaharienne. Ils se révèlent comme un mode de transport en commun plus adapté au mauvais état et à la forte congestion de la voirie, mais aussi comme une réponse aux difficultés structurelles rencontrées par les transports en commun pour assurer la mobilité quotidienne des citadins. Dans la ville de Bangui, le taxi-moto est une réponse à la défection du transport de véhicules privés, des services de transport public et enfin la défaillance des infrastructures routières. Les infrastructures et les services de base n’ont pas suivi le développement spatial de la ville et les besoins importants de mobilité des populations périphériques vers les autres quartiers. Le manque d’infrastructures viables, l’état dégradé des voies de communication, notamment en périphérie de la ville, ne permettent pas l’accès des véhicules motorisés à certains quartiers et leur desserte par des transporteurs. De plus, l’offre de transport est très insuffisante par rapport à la demande tandis que, dans les quartiers périphériques, elle est inexistante. Au demeurant, mobilités et échanges tissent les liens tantôt étroits entre les individus et le groupe, entre les périphéries d’un côté et la centralité de l’autre, entre les transports visibles et légitimés et les transports invisibles moins légitimés, entre le formel et l’informel. Les taxis-motos représentent un substitut à la voiture mais demeurent encore socialement sélectifs. D’un usage majoritairement masculin, c’est le moyen de transport des classes moyennes, aussi des actifs du secteur formel, administrations publiques ou entreprises privées.