Incidences et stratégies de gestion des conflits fonciers dans la ville de Botro, Centre de la Côte d’Ivoire

Introduction 

Le phénomène d’urbanisation de la planète constitue un événement démographique, géographique, social, culturel et politique majeur. On estime actuellement que trois habitants de la planète sur quatre vivent en milieu urbain et que deux tiers des citadins de la planète sont des habitants des pays du tiers monde (H. LERIDON, 2020, p.1).

Dynamique spatio-temporelle de l’occupation du sol de 1986 à 2022 dans la ville de Tsévié au Sud-Togo

Introduction

L’un des faits marquants du monde contemporain est l’urbanisation qui transforme et modifie le contenu des territoires (M. HANE et al, 2022, p. 67). Le monde a connu après la moitié du XXe siècle, une forte accélération de l’urbanisation avec un taux estimé à plus 3,5% par an dans le tiers monde (K. A. DONGO, 2017, p.26).  Pour E. TAGBA (2021, p. 20), l’urbanisation est le processus de transformation graduelle d’un espace rural, végétalisé en un espace urbain. Cette mutation de la ruralité à l’urbanité au fil des ans se caractérise par des changements considérables des couvertures du sol en raison des activités humaines intensives, de la croissance de la population, et de l'étalement urbain. Dans ce même contexte, J. BOGAERT et al. (2008, p.72), trouve que :

Analyse des facteurs de la recrudescence du paludisme le long de la vallée du Nyong : cas des localités de Mbalmayo, Akonolinga et Ayos (centre du Cameroun)

Introduction

Le paludisme, un fardeau universel des pays intertropicaux en général et ceux de la zone subsaharienne en particulier, reste et demeure un problème majeur de santé publique de tous les temps. En 2007, 1295659 cas de paludisme ont été notifiés au Niger (S. Faye. 2012, p.11). Au Burkina- Faso, en 2021 sur 22513 consultations, 11077 cas de paludisme ont été enregistrés soit 49,20% (A. Wang, 2022, p. 24). Selon l’OMS (2021, p.9), la région africaine comptabilisait à elle seule 95% des cas de paludisme et 96% des décès dus à cette  maladie dans cette région. Concernant le  Cameroun, 6228154 cas ont été notifiés dans le rapport du PNLP en 2019 (PNLP, 2019, p. 21).

Étalement urbain et accès aux services socio-éducatifs à Bouaflé (centre-ouest, Côte d’Ivoire)

Introduction

L’extension spatiale des villes est un phénomène inexorable qui mène à l’artificialisation galopante des sols. L’un des facteurs explicatifs de l’extension spatiale des villes au Sud du Sahara, celles de la Côte d’Ivoire en particulier, concerne la pression foncière qu’alimentent les incohérences des politiques publiques et la croissance démographique, avec pour corollaire les nombreuses demandes de terrain à bâtir. Peu maîtrisée, la croissance de l’espace urbanisé produit un tissu urbain très lâche, de plus en plus éloigné du centre de l’aire urbaine dont il dépend (G. Pulliat, 2007, p.14). La ville de Bouaflé n’échappe pas à cette logique urbaine.

Reconversion de la moustiquaire imprégnée à des fins socioéconomiques et lutte anti-vectorielle contre le paludisme dans les districts sanitaires de Mbalmayo, Akonolinga et Ayos (centre-Cameroun)

Introduction

Le paludisme est un problème majeur de santé publique au Cameroun. En 2018, l’OMS estimait à 6228154 cas et le pays figure parmi les 11 pays au monde ayant le plus lourd fardeau de la maladie (Rapport PNLP, 2019, p.17). Vu la forte morbi-mortalité causée par la malaria au Cameroun, les pouvoirs publics camerounais se sont  lancés dans la lutte préventive contre le paludisme. Ils ont ainsi initié la lutte anti-vectorielle à travers les campagnes de distributions gratuites des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA) en 2011, 2015, 2016, 2018.

Effets socio-environnementaux des modes de gestion des boues de vidange dans le Grand Nokoué au Bénin (Afrique de l’ouest)

Introduction

Le monde actuel est en pleine urbanisation. Entre 2016 et 2045, le nombre de citadins devrait augmenter de 50 %. Il passerait de 4 à 6 milliards de personnes. Une grande partie de cette croissance est enregistrée dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (United Nations, 2015 ; World Bank, 2016). La croissance rapide des villes d'Afrique de l'Ouest en général et celles du Bénin en particulier et la multiplication des zones d’habitations spontanées rendent le problème de l’assainissement urbain particulièrement complexe. Malheureusement, de nombreuses villes sont encore dépourvues de réseaux d’égouts et, même lorsque ces infrastructures existent, elles sont souvent limitées aux quartiers des affaires et aux zones à haut revenu (H. KOUANDE 2006 p 21). Cette situation amène les ménages à se doter de leurs propres installations sanitaires.

M’bouono : un quartier enclavé et marginalisé dans le 8 ème Arrondissement Madibou de Brazzaville

Introduction

L’urbanisation est un phénomène universel qui a pris un cours rapide dans la plupart des pays en développement. Le Congo compte parmi les pays les plus urbanisés d’Afrique noire avec près de 70% de sa population résidant dans les centres urbains (P. Moundza, 2017, p.85). Brazzaville, la capitale, s’accroît au rythme de 6,7% par an (P. Moundza, 2017, p.83). Les résultats des derniers recensements généraux de la population, montrent que Brazzaville est passée de 298 967 habitants en 1974 à 585 812 habitants en 1984 et 856 410 habitants en 1996 pour atteindre 1 373 382 habitants en 2007.

Commercialisation du « placali » et autonomisation féminine dans la Sous-préfecture de Prikro, Côte d’Ivoire

Introduction

En Afrique et particulièrement en Côte d’Ivoire la femme représente l’une des couches vulnérables de la société. Selon l’ONU FEMME (2017, p.12) Les femmes constituent la majorité de la population pauvre, et rencontrent de réelles difficultés à accéder à l’éducation.   La pauvreté touche 47,4% de femme contre 45,5% d’hommes.  De ce fait, l’amélioration des conditions de vie des femmes devient une nécessité car, le faible niveau de vie des populations est un frein au développement.

Coopératives et autonomisation de la femme : cas de la coopérative Eboyokoun au grand marché de Daloa

Introduction

Au lendemain des indépendances, les pays africains ont décidé de se reconstruire et de se développer à travers des politiques bien définies (libérale, socio libérale, parlementaire, etc.). Pour soutenir et financer son développement, la Côte d’Ivoire a basé son économie sur l’agriculture, précisément sur la promotion de la culture de rente. Ainsi, le gouvernement d’alors a incité les producteurs à se regrouper en coopératives et à procéder à leur financement pour une forte production. Cette politique a eu pour résultat le « miracle ivoirien » (M.F JARRET ; F.R MATHIEU, 1991 ; p 42 ; D COGNEAU ; S MESPLÉ-SOMPS, 2002, p11 ; H EHRHART, 2017, p 3). Ce fut une période de grands investissements, de la quasi-gratuité à l’accès aux établissements publics ainsi que la création de sociétés d’État (S. AMIN, 1968, p 386).